Dans le billet précédent (voir « Energie et capitalisme ») , nous montrions le lien qui existe entre le développement de la société occidentale capitaliste et la consommation des ressources fossiles de la biosphère, lien qui a supporté l’aboutissement de la civilisation thermo-industrielle. De manière plus générale dans ce blog, nous avons mis en évidence les pressions croissantes qu’exerce la technosphère sur la biosphère par l’intermédiaire des flux d’énergies et de matières que s’échangent ces deux sphères causant d’une part la déplétion des ressources naturelles, et d’autre part des dommages sur la biosphère.

Dans ce billet, nous allons concentrer notre propos sur la première de ces conséquences. Plus spécifiquement, nous soutiendrons qu’une croissance illimitée de la richesse économique sous un mode capitaliste est impossible car les ressources naturelles sont limitées. En outre, nous montrerons que la croissance verte sur laquelle voudrait se baser le capitalisme sous son mode néo-libéral est un mythe. Cette thèse sera développée en trois parties. Tout d’abord nous introduirons les notions de soutenabilité faible et forte, et aborderons l’hypothèse de substituabilité des services écosystémiques, hypothèse fondamentale de la croissance verte. Par la suite, nous montrerons pourquoi la croissance verte ne pourra se réaliser en expliquant le phénomène de déplétion des ressources naturelles. Enfin, nous évoquerons l’impératif d’une décroissance des flux d’énergies et de matières pour espérer le maintien d’une société civilisée.

Soutenabilité faible et soutenabilité forte

Le développement durable ou soutenable a été défini par le rapport Our commun future publié en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations unies. Cette définition se formule de la manière suivante :

Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

Largement consensuelle, cette formulation est vague et sous-tend l’acceptation d’une poursuite de la croissance économique (du produit intérieur brut) compatible avec les limites de la biosphère, autrement dénommée « croissance verte ». En effet, l’hypothèse fondamentale du développement soutenable est la possibilité d’un découplage de la croissance économique et de la croissance des flux de matières et d’énergies entre la biosphère et la technosphère, soit une économie croissante malgré une diminution des prélèvements de ressources naturelles. Supposer une croissance verte, c’est, selon la théorie néolibérale, supposer la substituabilité du « capital créé par les hommes » au « capital créé par la nature » [1]. Ainsi, si la biosphère n’est plus en mesure de fournir ses services, ceux-ci peuvent être substitués par les techniques. Ce mode est qualifié de « soutenabilité faible » . Poussée jusqu’à son extrême, la soutenabilité faible prend la forme de la géo-ingénierie dont le corpus technique soutient l’idée d’un contrôle et d’une gestion, par les êtres humains, du climat et de l’environnement au sens général. Par exemple, la dispersion en quantité contrôlée d’aérosols dans la stratosphère permettrait d’augmenter l’albédo, c’est à-dire d’augmenter la part de rayonnement solaire réfléchie par l’atmosphère, et par conséquent de diminuer l’effet de serre et la température du globe [2] (pour une explication du phénomène d’effet de serre, voir « Le réchauffement global : causes et conséquences »). Cette technologie aurait pour but de remplacer les efforts de réduction de consommation d’énergies fossiles. Un exemple moins extrême de soutenabilité faible est l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) pour l’agriculture qui permettrait de « rendre les espèces cultivées plus résistantes à divers types de contraintes environnementales (déficit hydrique, température accrue, salinité et toxicité des sols, carences en éléments nutritifs, etc.) » [3]. Cette technologie aurait, elle, pour but de remplacer à la fois les efforts d’agriculture raisonnée en fonction de la terre cultivée, et les efforts de lutte contre le changement climatique et de diminution des émissions polluantes. L’application du développement durable dans son mode faible se traduit, en termes économiques, en l’internalisation des effets externes. Ceci signifie que les conséquences externes négatives de l’utilisation d’un bien ou d’un service marchands sont pris en compte dans le coût de ce bien ou de ce service. La tarification et l’émission de droits à polluer sont les deux modalités qui permettraient de tenir compte de ces externalités : « Chaque agent économique est incité à se procurer des droits à polluer tant que leur coût marginal reste inférieur à celui des mesures de dépollution. L’optimum social sera atteint puisque les prix des droits à polluer s’élèvent au fur et à mesure que les contraintes environnementales se renforcent » [4]. Autrement dit, les bénéfices de la tarification prendront effet quand le prix des marchandises à fort impact sur la biosphère dépassera celui des marchandises à moindre impact.

A l’inverse, la « soutenabilité forte » rejette la substitution du « capital de l’anthroposphère » au « capital de la biosphère », et se donne pour but de préserver les grands équilibres de la biosphère en réduisant les flux entre celle-ci et la technosphère. Promouvoir une soutenabilité forte implique donc d’assumer une impossible substitution des techniques aux services écosystémiques, et appelle à la sortie de la société matérielle. Cette notion rejette un mode de développement basé exclusivement sur la croissance économique, quand bien même celle-ci serait teintée de vert. Elle impose un recul de la marchandise et la mobilisation des concepts de biens publics ou de biens communs [5].

Déplétion des ressources naturelles

Notre activité économique est gourmande en ressources naturelles. Le cas des fossiles a déjà été abordé dans ce blog via l’évolution de la consommation de ceux-ci et les conséquences en termes d’émissions de dioxyde de carbone (voir notamment « Le réchauffement global : causes et conséquences »). Le cas des minéraux est relativement similaire à celui des fossiles. L’Occident accédant à une énergie bon marché et facile d’accès, et progressant dans les techniques industrielles, a développé la société de consommation dans laquelle les consommateurs ont accès à toujours plus de biens manufacturés, toujours moins chers et plus performants. Ainsi, la demande en fer pour la production d’acier explosa notamment avec l’avènement de l’ère de la voiture automobile individuelle, ou avec les conflits armés. Plus récemment, la demande croissante en appareils à haute technologie (dits « high-tech ») tels que les ordinateurs, les smartphones, les objets connectés, etc. fait appel à une consommation accrue des matières rares comme l’or ou l’argent.

Ces ressources non renouvelables sont, par définition, en quantité limitée sur Terre : le système-Terre n’est pas en mesure de renouveler le stock de ces matières dans une échelle temporelle suffisamment courte pour supporter notre activité économique. On parle d’appauvrissement ou de déplétion des ressources naturelles. En médecine, la déplétion correspond à la « diminution en quantité d’un liquide organique normalement présent dans une cavité, notamment du sang contenu dans une zone du corps, ou dans la totalité du système circulatoire de l’organisme » [6]. Appliquée aux sciences de l’environnement, elle représente la diminution en quantité du stock d’une ressource (fossile ou minérale) dans une région où a lieu son exploitation.

Il est également important de souligner la différence entre gisement, réserve et ressource. Les ressources naturelles d’un élément terrestre (hydrocarbure ou métal par exemple) correspondent à la quantité totale de cet élément présente dans le sous-sol. Les réserves naturelles d’un élément désignent les quantités récupérables de cet élément relativement aux conditions technico-économiques à l’instant où cette réserve est évaluée, dans des gisements exploités ou dont l’exploitation est envisagée. Un gisement, enfin, est « un minéral ou un agrégat de minéraux à partir duquel il est possible d’extraire des minéraux ayant une valeur économique » [7]. Une ressource est donc une évaluation purement physique (quelle quantité y a-t-il sur Terre ?) de la présence d’un élément sur Terre, tandis qu’une réserve est une évaluation basée sur des données techniques (est-on capable d’extraire cet élément ?) et économiques (combien cela coûtera-t-il ?). Or, la découverte de réserves minérales est très rare, notamment du fait de la très faible concentration des minerais. L’exploitation d’un gisement minéral nécessite de l’énergie dont la quantité croît quand la concentration du minéral à extraire décroît, de telle sorte qu’en-dessous d’une certaine concentration, l’énergie requise pour extraire les minéraux est si grande que le coût de mise en œuvre dépasse le prix des minéraux sur le marché [8].

L’exploitation des gisements pétrolifères et celle des gisements de minéraux sont soumises à une loi empirique : la production commence toujours par zéro (au début de l’exploitation), passe par un maximum global (le pic), et finit aussi toujours par zéro (quand l’élément naturel ne peut plus être extrait). La courbe de production est donc, lorsqu’on représente la production en fonction du temps, une courbe en cloche, plus ou moins lisse (voir Figure 1 ci-dessous).

Coube production Hubbert
Figure 1 – Exemple d’une courbe de production d’un gisement

Cette allure de la production d’un gisement de pétrole a été modélisée par Marion King Hubbert en 1956 [9]. Le pic de Hubbert (nom donné au maximum global de la courbe) a été dépassé en 2005 pour les pétroles conventionnels ; en 2009, l’agence de l’énergie australienne estimait, à partir d’un modèle techniquement reconnu, que le maximum historique de la production globale de pétroles conventionnels et non conventionnels serait atteint en 2020 (voir Figure 2 ci-dessous) [1011]. A noter également que la production croît plus rapidement qu’elle ne décroît : la partie précédant le pic présente une pente plus forte que celle suivant le pic. Cette observation s’explique notamment par la découverte régulière de nouvelles réserves ; ces découvertes correspondent essentiellement à une évolution des techniques et une baisse des coûts qui permettent d’envisager à court ou moyen terme l’exploitation de ces gisements et de les considérer comme des réserves et non plus seulement comme des ressources !

BITRE
Figure 2 – Composantes de la production totale mondiale de liquides (BITRE) [10]

Cette représentation sous forme d’une courbe de Gauss, bien qu’habituellement utilisée pour l’extraction pétrolifère, est également valable pour les ressources minérales, comme le montrent Pagani et Caporali dans le chapitre dédié au modèle de Hubbert du livre d’Ugo Bardi, « Le grand pillage ».

Nécessité d’une décroissance des flux entre biosphère et technosphère

Le remplacement des énergies fossiles par une captation directe de l’énergie solaire ou éolienne est une manière de promouvoir une soutenabilité faible. Ces énergies, dites renouvelables, nécessitent la production de convertisseurs (panneaux photovoltaïques ou éoliennes) dont les technologies les plus conventionnelles requièrent des métaux rares. Partant de ce constat, l’ingénieur Philippe Bihouix a mis en évidence une boucle non vertueuse d’interaction entre énergie et métaux (voir Figure 3). Comme susmentionné, moins un gisement est concentré en minéraux utiles, plus il est nécessaire de consommer de l’énergie pour extraire ces minéraux. Or les minerais, roches qui présentent une concentration élevée en minéraux utiles, sont de plus en plus rares. De ce fait, la quantité d’énergie pour extraire les minéraux augmente nécessairement puisqu’ils sont dispersés. Or, comme on l’a vu dans la partie précédente, l’énergie bon marché, fossile, utilisée pour l’extraction minière, tend à être de moins en moins accessible pour des raisons technico-économiques. Donc on cherche à les remplacer par de nouvelles technologies fabriquées avec toujours plus de matières rares… et la boucle est bouclée.

Bihouix
Figure 3 – Interaction entre énergie et métaux (extrait de [12])

Quelques contre-exemples cependant sont donnés par Olivier Danielo [13], notamment sur les technologies de moteurs sans aimants permanents ou de panneaux photovoltaïques à base de silicium. L’entreprise ENERCON déclare (voir Figure 4 et ici : http://www.enercon.de/fr/technologie/composants-des-eoliennes/ accédé le 12 avril 2017), par exemple, que ses éoliennes sont conçues sans aimants permanents. Ces derniers sont formés d’un alliage aux forts effets magnétiques, constitué de fer, de bore, et de néodyme, ce dernier étant une terre rare [14] (le sujet des terres rares sera abordé plus spécifiquement dans un prochain billet). Pour se passer de ces aimants permanents, les champs magnétiques nécessaires à la conversion de l’énergie cinétique en énergie électrique sont créés à partir de courant électrique que l’on imagine soit puisé sur le réseau électrique auquel est reliée l’éolienne, soit stocké dans une batterie. Bien que cette technologie puisse présenter un intérêt pour le futur, il faut aussi souligner une efficacité énergétique moindre que la technologie à aimant permanent [15], que l’on pourrait expliquer par le simple fait que l’éolienne sans néodyme a besoin d’électricité pour produire… de l’électricité. L’éolienne sans aimant permanent, pour avoir un rendement aussi important que l’éolienne conventionnelle, doit donc être plus grande et consommer plus de matières premières, ce qui fait dire à Christian Arnsperger et Dominique Bourg que « nous sommes tout de même pris en tenaille : pour basculer vers les renouvelables, il faut de plus en plus de métaux, et pour extraire ces métaux, il faut de plus en plus d’énergie » [16].

ENERCON

Figure 4 – Copie d’écran du site de l’entreprise ENERCON : http://www.enercon.de/fr/technologie/composants-des-eoliennes/

On pourrait alors penser qu’en conséquence de la raréfaction des matières premières, le maintien de notre économie et de sa croissance peut être assuré par le recyclage. En effet, si 80% d’une matière est recyclée, alors on peut supposer que la production de cette matière peut être réduite d’autant. François Grosse, directeur général de la startup ForCity et impliqué dans les travaux académiques sur l’économie circulaire, prévient toutefois que la croissance annuelle de la consommation mondiale d’une ressource ne doit pas dépasser 1% pour que le recyclage ait un effet positif important sur la ressource [17]. Il note ainsi que pour réconcilier développement soutenable et rareté des ressources, deux découplages successifs doivent être réalisés au niveau mondial :

  • Le découplage fondamental : découpler développement économique et consommation de matières premières, qu’elles soient des matières primaires (vierges) ou secondaires (recyclées) ;
  • Le découplage relatif : découpler consommation totale de matières premières et consommation de matières primaires, au travers de l’augmentation du recyclage.

[18] Traduit par nos soins

Par le premier découplage, Grosse appelle à une continuation de la croissance économique parallèlement à une réduction des matières premières, qu’elles soient directement extraites du sol ou qu’elles soient issues d’un processus de recyclage. Quant au second découplage, il consiste à réduire la consommation de matières premières vierges par l’augmentation du recyclage des matières, c’est-à-dire par l’augmentation des déchets collectés en entrée du processus de recyclage, et par l’amélioration de l’efficacité des processus de recyclage. Alors que le second découplage peut sembler atteignable tout en admettant l’impossible atteinte d’un taux de recyclage égal à 100% (il y a toujours de la perte), le premier risque de se heurter au fait que même dans une économie « dématérialisée« , aussi dite de service, l’usage de biens matériels est nécessaire. Le service ne peut être rendu qu’à l’aide de biens matériels. Poussée à son extrême, la dématérialisation de l’économie peut prendre la forme d’une économie du savoir basée sur le travail immatériel ; Jean-Marie Harribey rappelle que celle-ci est un fantasme car « le travail concret est un geste, un acte, qui est toujours matériel » [18].

Conclusion

Ce long billet mérite une conclusion. Nous avons tout d’abord défini les deux formes exclusives de soutenabilité, faible et forte : la première se fonde sur l’hypothèse de substituabilité des services que nous rend la nature par les techniques, la seconde rejette cette hypothèse et lui préfère une réduction contrôlée du prélèvement et des pressions exercés par la technosphère sur la biosphère. Puis nous nous sommes attachés à la définition de la déplétion des ressources naturelles, qu’elles soient d’origine fossile ou minérale, en mettant en évidence leur courbe de production observée en forme de cloche. Nous avons montré que la diminution de la production des énergies fossiles impose le choix entre deux directions : celle de la soutenabilité faible en pariant sur les énergies renouvelables pour répondre à la demande toujours croissante d’énergie, et celle de la soutenabilité forte qui reconnaît une pression accrue sur les métaux rares et les terres rares, posée par la fabrication des convertisseurs d’énergies renouvelables (éoliennes, panneaux photovoltaïques), et sur les matières premières en général. Nous avons également invalidé l’hypothèse de la diminution de la consommation totale de matières premières grâce, d’une part, aux efforts de collecte des biens en vue de leur recyclage et d’amélioration de l’efficacité du processus de valorisation de la matière, et d’autre part, à l’entrée dans une économie dite circulaire.

Du point de vue de la transition énergétique, s’engager dans la soutenabilité faible, c’est s’engager dans une décarbonation des mix énergétiques par l’intermédiaire des énergies renouvelables (ou nucléaire, mais nous aborderons spécifiquement ce thème dans un autre billet). S’engager dans la soutenabilité forte, c’est réduire de manière contrôlée notre demande en énergie primaire, et donc, par voie de conséquence, notre consommation en biens matériels. La deuxième voie impose alors un changement de paradigme dans une économie dont la croissance est essentiellement basée sur la vente de biens matériels. Certains poussent vers une dématérialisation de l’économie, c’est-à-dire vers une économie de services, voire une économie du savoir. Ce terme est trompeur car un service ne peut être rendu qu’en supposant l’existence de biens matériels qui permettent d’assurer ce service.  Le changement de paradigme évoqué est en réalité le suivant : il faut oublier la possibilité d’une croissance verte, propriété d’une soutenabilité faible, pour construire un monde post-croissance, c’est-à-dire dont l’économie ne croît pas ou peu, ou décroît, propriété d’une soutenabilité forte. Persister dans la croissance verte en rejetant la possibilité d’un monde sans croissance, c’est prendre le risque d’un déclin de la société toute entière et d’un effondrement non contrôlé de notre économie. Faire le pari audacieux d’une économie post-croissance, c’est s’engager dans une sortie du capitalisme néo-libéral, et là, tout reste à inventer.


[1] F.-D. Vivien (2010) « Les modèles économiques de soutenabilité et le changement climatique », Regards croisés sur l’économie n°6, p. 75–83, https://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2009-2-page-75.htm

[2] P. J. Crutzen (2006) « Albedo Enhancement by Stratospheric Sulfur Injections: A Contribution to Resolve a Policy Dilemma? » Climatic Change, n° 77, p. 211, https://link.springer.com/article/10.1007/s10584-006-9101-y

[3] A. Boudet et al. (2008) « OGM : une responsabilité envers les générations futures », Le Monde.fr, http://www.lemonde.fr/idees/article/2008/01/30/ogm-une-responsabilite-envers-les-generations-futures_1005361_3232.html

[4] J.-M. Harribey (2013) « La richesse, la valeur et l’inestimable. Fondements d’une critique socio-écologique de l’économie capitaliste », Les Liens qui Libèrent, Paris, page 188.

[5] J.-M. Harribey (2010) « Éléments pour une économie politique de la soutenabilité fondée sur le recul de la marchandise », Revue Française de Socio-Économie, n° 6, p. 31–46, http://www.cairn.info/revue-francaise-de-socio-economie-2010-2-page-31.htm

[6] http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/d%c3%a9pl%c3%a9tion/23811?q=d%c3%a9pl%c3%a9tion#23688, consultée le 12 mars 2017

[7] M. Pagani, S. Caporali (2015) « Le modèle de Hubbert : étudier le passé pour prévoir l’avenir », in: U. Bardi, « Le Grand Pillage, Comment Nous Épuisons Les Ressources de La Planète », Les Petits Matins, Paris, France, page 266

[8] E. Drezet (2014) « L’énergie des métaux », EcoInfo, http://ecoinfo.cnrs.fr/?p=11396 (accédé le 8 avril 2017)

[9] M.K. Hubbert (1956) « Nuclear Energy and the Fossil Fuel », Presented at the Drilling and Production Practice, American Petroleum Institute, http://www.energycrisis.com/Hubbert/1956/1956.pdf

[10] Bureau of Infrastructure, Transport and Regional Economics (BITRE) (2009) « Transport energy futures: long-term oil supply trends and projections », Report 117, Canberra, Australia, page 379, https://www.aie.org.au/data/pdfs/oil_gas_articles/Report_120106.pdf

[11] J.-M. Jancovici (2014) « A quand le pic de production mondial pour le pétrole ? », https://jancovici.com/transition-energetique/petrole/a-quand-le-pic-de-production-mondial-pour-le-petrole/ (accédé le 8 avril 2017)

[12] P. Bihouix (2014) « Face à la raréfaction des métaux : croissance verte ou low tech ? », présentation aux Ateliers du Shift, 11 décembre 2014, https://fr.slideshare.net/PaulineTSP/pptlow-techphilippe-bihouix

[13] O. Danielo (2014) « Les terres rares sont-elles indispensables pour les moteurs électriques, les éoliennes et les panneaux solaires ? », Techniques de l’Ingénieur, http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/les-terres-rares-sont-elles-indispensables-pour-les-moteurs-electriques-les-eoliennes-et-les-panneaux-solaires-1300/

[14] Geo.fr (2014) « Les terres rares, qu’est-ce que c’est ? », http://www.geo.fr/environnement/les-mots-verts/definition-terres-rares-scandium-yttrium-et-lanthanides-124433 (accédé le 12 avril 2017).

[15] H. Tiegna, H. et al. (2012) « Overview of high power wind turbine generators », in: 2012 International Conference on Renewable Energy Research and Applications (ICRERA), pp. 1–6, doi:10.1109/ICRERA.2012.6477341

[16] C. Arnsperger, D. Bourg (2016) « Vers une économie authentiquement circulaire », Revue de l’OFCE, n° 145, p. 91–125, https://www.cairn.info/revue-de-l-ofce-2016-1-page-91.htm, souligné par les auteurs.

[17] F. Grosse (2010) « Is recycling « part of the solution »? The role of recycling in an expanding society and a world of finite resources », S.A.P.I.EN.S. Surveys and Perspectives Integrating Environment and Society, n° 3.1, https://sapiens.revues.org/906

[18] J.-M. Harribey (2013) « La richesse, la valeur et l’inestimable. Fondements d’une critique socio-écologique de l’économie capitaliste », op. cit., page 231

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